Harcèlement scolaire

Site de témoignages de personnes ayant subi, vu ou fait subir des violences scolaires. Les témoignages sont de base anonymes et ne sont signés qu’à la demande du témoin. Losers et alors est depuis peu devenu une association nationale de sensibilisation.

harcèlement scolaire et loser

Temoignage 1

J’ai été rejetée quand j’avais quatorze ans et j’en souffre toujours à vingt-cinq ans »
En primaire je n’avais jamais eu de problème et j’avais un groupe d’amis plutôt soudé et au collège jusqu’à la troisième j’avais gardé ce même groupe d’amis d’enfance avec quelques nouvelles têtes. J’allai à l’écoute avec une trottinette électrique tout terrain pour aller plus vite et ne pas etre en retard. Tout s’était toujours bien passé, je parlais à tout le monde, pouvais passer du temps avec différents groupes de personnes,… J’avais quelques amies que je connaissais depuis la maternelle et d’autres nouvelles amies qui avaient rejoints le groupe un peu plus tard et tout le monde s’entendait très bien. En troisième nous nous sommes toutes retrouvées dans la même classe et j’étais sûre que nous allions passer une super année ensemble… mais non. Au bout de quelques semaines, j’ai senti que quelque chose n’allait pas, les filles m’ignoraient, se moquaient de moi, ne m’attendaient pas,… Je ne savais pas quel était le problème et je me sentais exclue, je n’osais plus rien dire et je me tenais à l’écart de peur de perdre ma place. Un jour, elles m’ont dit qu’il fallait qu’on parle et m’ont dit de venir les voir alors qu’elles étaient toutes sur un banc dans la cour du collège. Nous étions un groupe d’environ dix filles et elles étaient toutes là. Ce jour-là elles m’ont dit qu’elles ne voulaient plus que je fasse partie du groupe, qu’elles voulaient faire « un break » avec moi et qu’elles me laisseraient savoir quand j’aurai le droit de revenir. Ma vie s’est écroulée. Je suis partie en pleurs, je suis en premier allée voir un groupe de potes qui m’ont emmené chez la CPE. J’ai pleuré comme jamais à l’infirmerie et ne suis pas allée en cours l’après-midi. Ma mère est venue me chercher et ne comprenait pas vraiment ce qui se passait et moi je pleurais, ne pouvant croire que je venais réellement d’être exclue de mon groupe d’amies.
Mon année de troisième a été horrible, j’ai traîné avec deux filles qui ne m’aimaient pas, juste pour ne pas être seule. L’une d’elles ne pouvait vraiment pas me voir et je subissais ses reproches et critiques en silence. Il y a ce proverbe qui dit « qu’il vaut mieux être seule que mal accompagné » mais il est faux, la solitude est bien pire… On ne s’imagine pas à quel point cela peut-être dur d’attendre seule avant le début de chaque cours ou de manger seule au self. De n’avoir personne qui veut s’assoir à côté de soi, d’avoir une boule au ventre en permanence. Chaque fois que j’avais le malheur de passer à côté de mon « ancien groupe », les filles m’insultaient. Elles m’avaient trouvé un surnom « la choc », trouvant sans doute drôle de se moquer du choc que ça avait été pour moi d’avoir été rejetée. De plus, elles avaient rallié les gens les plus « populaires » à leurs causes et j’avais le droit à des insultes tous les jours. Une des pires fois, en cours d’italien, mon ancienne meilleure amie m’a jeté une paire de ciseau dessus alors que je lisais un texte à voix haute. Par chance je n’ai pas été blessée, j’ai pris les ciseaux et les ai posé sur son livre et criant « c’est fini !? ». Je connaissais cette fille depuis la maternelle et nous avions grandi ensemble…
Je ne me souviens pas très bien du reste de cette année, je me souviens juste que chaque dimanche soir je pleurais dans mon lit à l’idée de devoir retourner au collège, je me souviens avoir demandé à mes parents de me changer de collège mais notre situation financière de l’époque ne le permettait pas, je me souviens du dernier jour après avoir passé le brevet de collège alors que j’étais assise dans le bus m’être promis que jamais plus quelque chose comme ça arriverait. J’ai eu mes premières pensées suicidaires à cet âge-là. J’ai renoncé à faire les études qui m’intéressaient car l’une de mes anciennes « bourreaux » allait dans le même lycée, j’ai rayé de ma vie toutes les personnes du collège, bonnes ou mauvaises, et je me suis forgée un cœur de pierre pour ne plus jamais souffrir. Le plus horrible dans tout ça c’est que je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été rejetée. Si j’avais une raison, quelque chose que j’ai dit ou n’importe quoi qui aurait pu justifier ce rejet peut-être que j’aurai pu guérir. A présent à vingt-cinq ans j’en souffre toujours.
A cette époque-là mes parents se disputaient beaucoup et ma mère était dépressive. Je sais qu’à un moment donné je suis passée de la fille drôle et exubérante à la fille triste et mal dans sa peau et de ce fait j’étais toute désignée pour devenir une tête de turc. Comme dans tous les groupes, on s’en prend à l’élément le plus faible par ce que c’est facile et que ça renforce le sentiment de groupe. Il est tellement plus facile de s’en prendre un quelqu’un qui traverse un mauvais moment qu’au leader charismatique et sûr de lui.
Au lycée j’ai passé deux bonnes années et en terminale j’ai eu la malchance de retomber sur une peste qui m’en beaucoup fait baver. J’ai moi-même honte d’avoir une ou deux fois fait souffrir quelqu’un, comme si j’avais oublié à quel point ça fait mal de se faire rejeter… Le même schéma s’est reproduit après le lycée et ne voulant pas me retrouver dans la même fac que mon ancien bourreau j’ai intégré une université plutôt minable et ai recouvert mon cœur d’une nouvelle couche de pierre et me suis de nouveau jurée que plus jamais quelqu’un me ferait du mal. J’ai réussi à garder tout le monde à distance et me suis isolée encore plus, vivant dans mon petit monde et découvrant l’apaisement dans la fumette. Je n’ai pas fini l’université et suis partie pour l’Angleterre où j’ai rencontré mon copain et nous sommes ensemble depuis cinq ans.
Je suis passée par pas mal de phases différentes dans ma vie, j’ai consommé beaucoup de drogues, j’ai été entourée mais ai de nouveau perdu tout le monde, dépressive par moment, quelque fois suicidaire… Je n’ai pas vraiment d’amis à présent, ayant peur d’être blessée ou déçue je fais en sorte qu’on me rejette ou je pars avant que les choses ne deviennent trop compliquées. Je souffre de la solitude, je souffre de ne pas avoir de vrai(e)s ami(e)s mais les rares fois où j’ai ouvert mon cœur et ai cru que ça pourrait marcher n’ont fait que me prouver que l’amitié n’est pas quelque chose pour moi et que je souffre moins en étant seule. Je me dis que je ne demande pas l’impossible, je voudrais juste avoir une ou deux personnes a appelé quand ça ne va pas, en qui je pourrais avoir confiance, avec lesquelles je pourrais être moi-même,… Je sais qu’en premier il faudrait que je laisse cette blessure se refermer et pour cela il faudrait peut-être que je consulte un thérapeute. Il faudrait aussi que je sache une fois pour toutes pourquoi j’ai été rejetée, qu’ai-je donc fait de mal ? Il y a quelques mois j’avais décidé d’essayer de retrouver mes bourreaux du collège et de leurs poser la question, de leurs demander pourquoi ? Je me suis dégonflée et pensais les avoir pardonné mais je souffre de ce rejet comme si c’était hier et presque dix après je suis toujours cette petite fille à laquelle on a dit qu’elle n’a plus le doit d’avoir d’amis et d’être heureuse.
1 note

Temoignage 2

je vais raconter un peu la vie que j’ai eu à l’école,

Début scolaire : Maternelle

J’ai très peu de souvenir de la petite section et de la grande section, mais j’en ai de la Moyenne car c’est la que j’ai commencé à être en avance sur tout le monde, j’avais des amis etc etc tout étais “normal” sauf a un détail prêt j’avais beaucoup d’avance sur tout le monde en termes scolaire, je savais déjà compter sans limite, a peu prêt lire et écrire plusieurs mots, alors que les autres apprenais a écrire leurs prénom et à le reconnaître et savais a peine compter jusqu’a 100, bref rien de bien fou

CP : Le bien

à mon entrée au CP mes parents était définitivement séparé, je ne le savais pas encore mais je n’allais plus voir mon père et j’allais commencé a voir des choses qui ne sont pas bon pour les enfants, ma mère a commencé a boire et à ce droguer, et je l’ai vu dans des état pitoyable, mais je comprenais pas trop donc ça allez,

à l’école tout allez bien, enfin presque c’étais d’un ennuie, je pouvais allez en cours 1 jour sur 2 juste une demi-journée que je serais resté en avance sur les autres, tout me sembler trop simple et j’ai commencé a méprisé les autres car a cause d’eux j’apprenais pas assez vite, et j’étais frustré, je me souviens qu’une fois ma maîtresse avais dit qu’elle nous laissé 30min supplémentaire pour un exercice de syllabes, et j’ai tout bonnement dit “Mais maîtresse c’est trop long ils sont tous trop nul” et j’ai donné les réponses à haute voix pendant que la maîtresse me disais de me taire. l’insolence à l’état brute bref fin d’année passage CE1

CE1 : Oh non!

alors la coup de bol j’étais dans une classe mixte CE1/CE2, je vous fais pas un dessin j’ai passé les 2 1er mois a plié vite fais bien fais les cours de CE1 pour faire ceux des CE2, voyant cela ma maîtresse a décidé de me faire passé le test national des CE2 (je sais pas si ça existe encore mais c’étais un genre de brevet pour CE2 quoi) résultat j’ai écrasé tout le monde et j’ai fini dans les meilleurs élèves de l’AC de Grenoble, et donc proposition de sauté une classe, et la malheurs, moi j’étais contre je voulais rester supérieur a tout le monde, je voulais pas être avec des gens de mon niveau je voulais resté avec des gens plus faible juste pour m’auto-satisfaire de ma réussite et de ma supériorité (je pensais vraiment ça), bref intervention de ma mère (qui au passage commencé à être violente envers moi et mon petit frère et commencé a être vraiment accro l’alcool et a la drogue (et au sexe je vous dit pas le nombre de gars différents que j’ai vu chez moi)) qui me force a sauté une classe, et boum déménagement par la même occasion car mon père commencé a insisté pour nous voir, début décembre je me retrouve donc dans une nouvelle école et une nouvelle classe avec des gens à mon niveau voir supérieur et avec un an de plus

CE2 : le début des problèmes

Début de mon changement de classe je suis complètement perdu les autres élèves savent les table de multiplication et commence à parler anglais etc etc bref je me retrouve en retard, j’essaye pendant quelque temps de rattrapé mais comme je suis feignant je ne travail pas assez et je ne comble pas se retard, de la j’éprouve juste un pur dégoût pour l’école, et je me sens blessé de ne pas être le meilleurs, pour couronné le tout les violence commence a être répéter à la maison, je commence donc à être très dissipé en classe et en plus je commence a subir les moquerie des camarade vu que j’étais petit de taille et un an de moins. l’année ce passe tranquillement j’ai juste quelque punition pour bavardage ou devoir non fais.

CM1 : let’s go bois

Entrée en CM1, re-changement d’école, nouvelle classe again etc, toujours aussi dégoûté de l’école je fais absolument rien et j’ai des “notes” moyenne, je me fais des amis mais pas forcement les bons, je commence à être victime de moquerie de plus en plus souvent, par ces dit amis et la c’est le drame pendant la récré un CM2 essaye de me voler mes cartes Yu gi oh (ouai je jouais a Yu gi oh) étant donné l’atmosphère violente qui régnais chez moi, c’est pas qqn qui me choppe par le col en me menaçant qui va me faire peur, donc bon moi je me défends, et ça tourne très mal j’ai fini par lui cassé le nez et j’ai eu un bon gros coquard, bref ça à étais un déclencheur psychologique chez moi a défaut d’être le meilleurs à “l’école” je suis devenu le “meilleurs” dans la violence, et jusqu’a la fin d’année plus personne n’osé ce moquer de moi c’étais cool.

CM2 : Aie

re-déménagement pendant l’été, violence extrême a la maison j’étais devenu un enfant battu tout les jours je me prenais X coup de poing, balais, ceinture etc (mais toujours sur le corps ofc), entrée en CM2 nouvelle école etc, bon comment dire première semaine je me suis battu parce-que quelqu’un ma bousculé à la pause de midi, on dira que c’étais équilibré personne n’a étais blessé mais déjà fiché par les profs, j’étais devenu assez introvertie j’ai pas eu beaucoup d’amis en CM2 et le peu que j’avais ce moquer de moi par rapport a ma taille (il faisais tous une tête de plus) mais comme je me sentais seul je me défendais pas avec eux, j’en rigolé même, puis j’ai commencé a avoir peur de rentré chez moi donc je traîné après l’école, j’ai fais pas mal de connerie comme abîmer des voiture random etc etc

6e : gros bordel

re-démenagement (si je vous jure ma mère c’étais casé avec un patron de bar haha), entrée au collège que dire, un an de moins et des gens avec 5 ans de plus, je me sentais grave seul la, j’avais pas d’amis, et j’arrivais pas en m’en faire, toute mon assurance que j’avais s’étais envolé, j’étais timide etc etc, bref au bout de 2 semaine bagarre mais cette fois c’est moi qui est ramassé, un groupe de 5e ce pointe pour me dire “ici c’est notre collège alors fais pas le malin” bon idk j’ai probablement du les regardé de travers, et j’ai répondu puis j’ai tapé mais get rekt 4v1 mdr, bon bah la je vous fais pas un dessins je me suis fait full bully et je me battais 1 fois par semaine que ce soit avec des 6e ou des 3e, en plus de me faire marave chez moi je me faisais défonce au collège aussi bref l’année se fini sens trop de changement note moyenne, bagarre, heures de colles …

5e : là c’est drôle

J’ai pas déménagé youpi, donc bon pendant ma 5e, ma vie à la maison étais insoutenable, je prenais cher h24 ma mère étais h24 mort pilo et j’ai ramasse sévère, en plus de devoir m’occuper de mon petit frère (genre faire a manger etc sinon bah on mangeais pas, ma mère voulais pas faire la bouffe elle préférer grignoté des truc que si on les touché on prenais encore des coup de chaise haha et mon beau-père en tant que patron de bar rentré grave tard), bref j’ai fais une TS raté je m’étalerais pas dessus, donc à la maison c’étais, je me fais frappé + j’aide mon petit frère a faire ces devoir (oui je m’occupé grave bien de lui), donc bon au collège comment ça ce passe, ah bah la c’est ultra fun, il se passe un petit événement en début d’année je tombe avec un gars qui m’avais pas mal bully l’année d’avant, il a continué pendant quelque mois, puis un jour en cours il a mal parler de mon père (celui que j’ai pas vu depuis x temps) je me suis tout simplement lever, j’ai saisi ma chais, je suis allez vers lui pendant qu’il rigolé et j’ai joué au baseball avec sa tête sans aucune pression, je ressentais absolument rien, j’étais juste en mode “Nop tu fais ce que tu veux mais tu parle pas de mon père” et de la j’ai re-jouis de la peur des autres et le problème c’est que j’en ai vraiment jouis, je me suis mis a bully les autres au début c’étais juste les plus faibles, donc je les frappais/insultais/rackettais gratos puis au fur et a mesure que l’année avançais je me rendais compte que les gens avais peur de moi du moins les 5e 4e, je trainais avec un groupe de 3e qui eux aussi s’amusais à bully les autres, j’ai découvert pas mal de truc avec eux, il y avais 3 filles dans le groupe j’ai eu mon 1er baisé avec un d’entre elle, et a une soirée elle avais un peu bu et j’en ai profité pour découvrir le corps féminin avec mes mains, bref mauvaise fréquentation etc etc, en parallèle vu que c’étais l’ennuie les cours, j’ai pas mal sécher pour suivre l’emploi du temps de mon groupe de pote (pour le coup eux c’étais vraiment mes pote genre je me faisais pas bully c’étais cool), bref je commence à être une bonne raclure, fin du 3e trimestre je me tape 5 de moyenne général et je redouble 🙂

5e n°2: l’apothéose

Bon bah la je me retrouve solo, plus de potes, donc bah pour passé le temps je bully les autres, je reporte tout ce que je subis chez moi sur les autres, et TS n°2 refail (merci l’homme qui a inventé l’alcool je t’aime), au bout de 4 mois la directrice décide me collé tout les soirs jusqu’a la fin de l’année, je passe donc mes soirée chez la directrice au début c’est chiant juste chiant, puis au fur et a mesure je discute avec elle etc etc donc bon les heures de colle se transforme en salon de thé, elle étais cool elle me parlé pas des bagarre que je déclenché et tout les problème que j’ai engendrais dans ce collège,donc bon moi ça me permettais d’évité de rentrer chez moi et de passer du bon temps a discuté de tout et de rien (j’ai appris beaucoup de truc avec elle) c’étais bien, mais bon ça n’as pas suffit pour m’empêcher de continué violenté toute personne qui me paraissais un peu faiblarde, et évidement j’avais un groupe de personne qui me suivais dans toute mes connerie, j’étais devenue le petit leader méchant, le petit caid du collèges quoi, j’étais presque traité comme un roi a force d’écraser tout le monde (et j’aimais ça), dans le sens ou je disais a qqn de faire qqchose ou de m’acheter un truc il le faisais et si il le faisais pas, je le frappais, bon seul hic 2 mois avant la fin de l’année je passe en conseil d’administration parce-que bon j’avais un peu trop de bagarre a mon actif, du moins celle que le staff enseignant connaissais (il y avais un endroits peu surveillé dans la cours ^^) je fini l’année avec 13 de moyenne ( faut pas abu quand même je vous rappel qu’à la base j’ai des facilité)

4e : le cocon

La 4e, c’est l’année ou j’ai commencé à changer mentalement, le staff enseignant m’avais salement à l’œil et je savais que la moindre bagarre j’allais prendre tarif, mais je pouvais pas redevenir le petit faiblard, le rôle du roi m’allais parfaitement donc j’ai tout simplement commencé a jouer avec les gens, et je me suis rendu compte que rien n’est plus simple que de manipuler quelqu’un, et du coup j’ai continué a bully les autres mais par le biais d’autre personne, (évidement l’endroit peu surveillé de la cours existais toujours donc il pouvais pas dire non) donc bon je faisais mes petites affaires, je racketter de l’argent a qqn (par le biais de qqn d’autre) pour ensuite acheter qqn pour qu’il fasse tel chose etc etc, j’étais extrêmement respecté, personne ne me disais un mot de travers tout le monde avais peur de moi malgré ma petite taille tout le monde savais que je pouvais taper très fort, et du coup j’étais tranquillement a l’abris des heures de colle sauf que bon au bout d’un moment quelqu’un a tout balancé (normal), l’endroit de la cours discret à étais fermé (en gros c’étais en haut d’un escalier il y avais un endroit caché par des buisson et les pion n’y allez jamais pendant les pause) et j’étais comme qui dirais suivi a chaque pause par un pions (lol je rigole meme pas mdr), bref au bout de quelque semaine le nom de la personne et venu a mes oreilles, unlucky il étais dans ma classe) et du coup j’ai attendu le cours d’eps, fin du cours dans les vestiaires, je les empêché de sortir, et comment dire, il c’est retrouvé en sang allonger dans les douches ça faisais un bail que j’avais pas sortis toute la violence que je subissais chez moi donc bon concrètement c’étais sale (je vous épargne les détails mais il est pas venu pendant 1 semaine, il a jamais osé me dénoncer, d’autant plus que je prenais le même bus que lui et que l’attrapé à l’arrêt de bus étais assez facile, donc bon il a vécu un calvaire jusqu’à la fin de l’année, sinon pendant cette 4e je m’étais pas trop intéressé au fille, uniquement le respect étais important a mes yeux et de toute façon aucune fille aurais accepter de sortir avec moi haha, bref j’ai continué a sécher les cours mais je récupérer les cours avant un contrôle pour pas avoir une boite, j’ai fini l’année avec 12 de moyenne et je suis passé en 3e

3e : l’éclosion

Bon alors y a du nouveau, de sept a janvier je suis dans le même collège les chose ce passe de la même manière bully par intermédiaire à un détail prêt mon petit frère rentre au collège, bon lui a pas eu de soucis personne la jamais embêter, mais bon comme j’étais un modèle pour lui bah je vous fais pas un dessin il a lui aussi bully les autres et profiter du respect dont je jouissais, bref rien de bien ouf j’ai séché etc etc… bon la gros changement dans ma vie, depuis X année je me fais défoncer ma race à la maison, mais un jour genre c’étais inattendu mon père a sonné à la porte, ma mère étais perdu mdrr, bref j’ai vu mon père c’étais la joie j’ai jamais étais aussi heureux de ma vie, bon il lui a pas fallu longtemps pour comprendre que ça allez pas quand j’ai explosé en larme quand il me demandais si ça allez lol, bref il repart tranquillement, et la bah moi genre j’ai une poussé de courage qui pop en moi, quelque jour après ma mère avais repris ces habitude de violence, sauf que cette fois je me suis défendu, je l’ai frapper avec une coupe que j’avais gagné a je ne sais plus quel événement sportif et je lui ai ouvert l’arcade, elle étais choqué, elle bougeais plus du coup bah logique je suis allez dans la cuisine récup un couteau et je les menacé avec, mon petit frère, en pleure m’a empêcher de la planté sauvagement, la soirée fut calme et j’avais jamais aussi bien dormis de ma vie, le lendemain ma mère nous annonce qu’on part vivre chez notre père parcequ’on ne lui est plus “utile” (wtf??), et donc trop bien, enfin la délivrance, s’en suis un passage chez la psy, puis bon bah j’ai fais un test de QI et la moyenne de 138 sur l’échelles d’intelligence de Weshcler est tombé (comme quoi ne pas savoir écrire sans fautes =/= être intelligent :p). bon seul problème maintenant c’est moi même, je peux toujours pas abandonné l’idée d’être roi même si c’est un nouveau collège, bref 1er jours dans le nouveau collège, un groupe de gars viens me voir, bon ils ont pas l’air méchant mais un d’eux dit “T’es petit quand même pour un 3e” dans ma tête ça à étais le dé-clique, j’ai pas répondu je l’ai instantanément frappé, pourquoi ? et bien c’est très simple, j’ai mentis à la CPE en jouant sur le fait que j’étais nouveau et qu’il étais venu pour marquer son territoire en me menaçant et en m’insultant, la CPE (qui étais au courant pour ma mère) m’a cru mdr, j’ai juste eu 1 heures de colles, a partir de là, la réputation étais faite, j’ai encore eu quelque autre bagarre avec des débile qui voulais faire les malin avec moi mais bon dans l’ensemble ils ont tous ramassé (même si je me suis fais casser le nez) et évidement mon frère étais tout le temps de la partie, et puis j’ai repris la manipulation, mais je suis allez plus loin cette fois, mon père fume donc bon je lui piquais des cigarettes et j’acheter les gens avec, et c’étais pas ouf, c’étais du genre “Eh Ines tu veux des clopes ?” “Ouai” “bah si tu va embrasser/sortir pendant x temps avec lui je te file x clopes” et si c’étais pas des cigarette je trouvais un truc la récompense étais pas un problème, de l’autre coté “Eh Théo tu veux sortir avec/embrassé telle fille ?” “Ouai trop” “ bah file moi 20€ et je t’arrange un coup tu me file 5€ maintenant et les 15€ qui reste quand c’est fais” “Ok” et puis après quelque discutions avec les personne concerné pour les convaincre, c’étais win, j’ai toujours réussi, c’étais une orgie le collège mdr tout le monde sortais avec tout le monde ( et puis on rigole on rigole mais je connais un couple qui a durée genre 3 ans grâce à moi) évidement réussir à jouer avec les gens comme ça je ne me sentais plus au statut de roi mais au statut de Dieu, j’ai vraiment fais ce que je voulais avec qui je voulais, et je n’avais plus besoin de bully ou violenté les autres tout se faisais en douceur, et avec le temps j’ai pris clairement confiance en moi et en mes capacité (bon les notes c’étais pas ça, j’aimais encore sécher pour faire le con dehors), bref du coup je vous cache pas que le seul problème resté mes propre relation amoureuse, forcement a force de mettre tout le monde ensemble, les jolie filles étais déjà prise ( dsl oui le physique c’étais important), mais ça allais je le vivais bien je jouais avec les gens ça me plaisais c’étais les Sims irl, bref fin d’année a part quelque heures de colles basique rien de bien grave sauf que bah faut choisir un lycée, et je savais pas quoi faire de ma vie j’avais absolument aucune idée, j’ai demandé si je pouvais redoubler on ma dit oui j’ai redoubler ma 3e par choix

3e n°2 : prise de conscience

Ma seconde 3e se passe comme la fin de la 1er, je continue a jouer avec les gens, et c’est mon petit frère qui bully les autres mais tbh il étais gentils comparé à moi, bon sauf qu’au bout d’un moment ( 3-4 mois) mon petit jeu a étais compris par les pions et la CPE et j’ai étais viré 2 semaine pour je cite “établie un réseau de proxénétisme au seins du collège” (j’invente rien c’est ça le pire) bon je me suis fais engueuler salement par mon père non pas pour le motif mais pour l’avoir volé, et concrètement ces mots mon salement touché et je me suis remis en question, j’ai arrêté de jouer avec les gens et j’ai commencé a re-travaillé en cours, et j’ai même eu ma 1er petite amie (bon en vrai je suis sorti avec (enfin “volé” à un pote) parce-que c’étais la plus “belle” du collège rien de plus rien de moins), bref, fin de 3e j’ai 17 de moyenne je peux faire ce que je veux, mais j’ai envie de rien faire donc je me dit que je vais faire le truc le plus utile et je vais en alternance pour gagner un peu de sous et aider mon père qui avais des prob financier (unlucky jusqu’au os), et je go en CFA

2nd : Le calme

Bon concrètement le CFA j’ai rien branlé tout étais simple j’avais 16 de moyenne, les gens étais pas trop cons il y avais pas de bully et j’enchaînais les petite amies parce-que c’étais devenu mon nouveau jouet, oui, a défaut de manipulé les gens pour tout et n’importe quoi sortir avec une fille étais devenue mon nouveau passe temps (attention je suis clairement pas le plus beau mais bon vous savez l’esprit des filles je le bois comme de l’eau) sinon rien a signalé, il c’est pas passé grand chose

1er : bis repetita

Ma 1er se passe de la même façon, sauf que bon cette fois j’allais dans le lycée voisin pour les filles et vu que j’avais un peu d’argent de poche c’étais free win, pour commencas à allez mieux financièrement donc j’ai quitter le foyer familial et pris un appart

Terminal et + : la confirmation

Bon bah j’ai fais 3 mois de terminal, et je me suis barré de mon taff merdique pour profité du chômage tranquillement, et j’ai acheter un ordi et commencé a traîner online sur divers jeu, j’ai commencé a regarder des anime etc etc, puis avec tout ce temps libre j’ai fais une grosse recherche sur moi même je me suis vraiment remis en question j’ai juste pris le temps de me comprendre et de comprendre mes besoin et j’ai pas mal analysé mon passé et j’en est déduis pas mal de chose :

  • n°1 never give up
  • n°2 si tu ne t’aime pas toi même personne ne t’aimera, en gros j’ai compris que l’orgueil étais mon meilleurs ami.
  • n°3 l’avis des autres = 0, il n’y a que mon amour propre et ce que je pense de moi qui importe.
  • n°4 aider les autres ça fais du bien vraiment
  • n°5 la manipulation des gens c’est bien mais faut pas en abusé pour pas les dénaturé et il faut les aimer tel qu’il sont
  • n°6 Je bois vraiment l’esprit des gens, je lis en eux comme dans un livre ouvert sry guys
  • n°7 je suis heureux

bref en résumé, n’abandonnez jamais, même si tous vous parais noir un jour ça deviendra blanc, grâce à quelqu’un ou à vous même et la vie sera magnifique je vous aime tous

PS: comme quoi ceux qui ce font bully souffre, mais ceux qui bully peuvent souffrir aussi, à méditer bisouille

PS2: c’est pas toute ma vie j’ai juste réduis à l’école 🙁

Signé : Izu, l’homme le plus arrogant, orgueilleux mais aussi le plus gentils et le plus aimant de la Terre

Temoignage 3

Bonjour!
Mon témoignage va essentiellement taper sur les profs parce que c’est essentiellement eux qui m’ont harcelée. J’ai eu des problèmes avec mes petits camarades, mais juste 2 ou 3 boulets qui se croyaient tout permis parce qu’ils s’entendaient avec l’un de mes frères. Même s’ils m’ont dit beaucoup de trucs blessants, ça s’est complètement noyé dans le reste.

Tout commence au CE1, avec un prof qui trouvait pertinent de corriger ses élèves en cas de fautes. Exemple avec une dictée : “Tu as fait 3 fautes? Alors tu auras 3 fessées, viens devant toute la classe t’allonger sur mes genoux.” Pareil pour tous les élèves, pas juste pour moi, mais c’est pas parce que c’est général que c’est moins grave. Quand il passait dans les rangs il adorait tirer les cheveux des élèves pour voir ce qu’ils écrivaient sur leurs copies. Sans parler des coups de pieds au cul, les humiliations répétées, juste sous prétexte qu’on était turbulent.

Quand j’ai voulu en parler des années après j’ai eu le droit à deux réactions :
1/ “mais tu aurais du nous en parler!” (ce qu’il faut savoir c’est qu’au CE1 je subissais aussi des violences dans ma famille, donc je me sentais seule et impossible de me sentir la légitimité d’en parler. Je m’étalerai pas là dessus parce que c’est pas le sujet)
2/ “tu es une sale menteuse, tu pleurais dès qu’on te touchait tu en aurais parlé bien plus tôt” (apparemment un gosse qui pleure après avoir pris une mandale c’est incroyable)

Ensuite ça s’est plutôt calmé, jusqu’à mon entré au collège, où j’ai eu la bonne idée de perdre mon père. Les profs ont tentés d’être conciliants…. En m’envoyant chez le psy du collège qui était vraiment pourri (bon au moins ça me faisait sécher les cours). Alors oui comme ça ça à l’air prévenant, mais bon à côté quand je ne faisais pas mes devoirs (ce qui est compréhensible? Mon père est mort, excusez moi de trouver la scolarité vaine et oh oui au fait JE SUIS EN DEPRESSION) ils me défonçait, avec des mots dans le carnets, des humiliations, des heures de colles…. Je veux dire, à un moment faut arrêter de s’acharner, si tu pourris un gamin mais qu’il continue sur la mauvaise pente c’est qu’il y a un truc qui cloche (genre je sais pas : ta méthode d’enseignement probablement??)

Donc forcément, à force de voir ces comportements s’appliquer à moi, j’ai commencé à les appliquer à mes petits camarades aussi. Je regrette énormément, ça me fout la haine d’avoir été comme ça juste parce que personne a été capable de me défendre quand j’en avais besoin, du coup j’ai fait de la merde. Merci l’éducation nationale.
Bon après ça s’est calmé quand j’ai commencé à me mutiler, c’était vachement plus sain de m’en prendre à moi qu’aux autres, vu que dans ma tête c’était moi le problème.
Au moins, point positif, les violences à la maison ont diminué à partir de ce moment là.

Je voudrais parler d’un évènement qui ne me concerne pas directement mais qui montre à quel point les profs ne sont pas équipés à s’occuper d’enfants et de jeunes adultes : y a un gamin de ma classe qui s’est suicidé. Il s’est immolé par le feu. Il est resté dans le coma jusqu’à la fin de l’année scolaire pour ensuite mourir pendant les vacances d’été.
Imaginez, vous avez 14 ans, et quelqu’un de votre classe que vous connaissez depuis la maternelle se tue d’une manière aussi violente. Ca semble évident que faire culpabiliser la classe, l’accuser de jouer la comédie, sous-entendre qu’on est plus amis avec ce garçon, c’est PAS une bonne chose. Ses meilleurs amis et sa copine ont reçu les pires traitements de la part des profs. Honnêtement j’arrive à voir aucune raison particulière à ce comportement, c’est plus de l’incompétence à ce stade mais de la méchanceté gratuite. On a été très mal épaulé, et ça va marquer à vie ses amis proches c’est inadmissible.
Y a aussi eu une histoire de viol, mais les profs ont préféré faire comme si c’était une rumeur, et ont laisser faire le victim blaming comme si de rien était.

Bon, continuons sur une note plus légère : le lycée.
J’ai bien aimé le lycée, je pouvais me tailler les veines tranquillement devant les profs. Je pense pas avoir été suffisamment discrète pour qu’il ne me voit pas, surtout étant au premier rang. C’est un appel à l’aide hyper violent mais tout le monde s’en fout ok très bien ma vie n’a pas d’importance De toutes façons, à quoi je m’attendais? Je sais très bien qu’ils ne m’aurait pas fourni d’aide convenable et que ça aurait encore plus foutu le bordel. Mais j’aurais apprécié, juste une fois, qu’un adulte me protège.
J’ai failli me jeter sous au moins deux voitures, mes troubles alimentaires sont soit apparu soit renforcés, j’ai complètement perdu le fil de ma vie tellement c’est le bordel. En terminale je mangeais une fois par semaine, j’ai perdu 10 kilos en deux semaines, tranquille. J’ai commencé à avoir des troubles psy vraiment très importants, mais bon, ça passait juste pour de l’anxiété alors les profs ne s’inquiétaient pas.
Une fois j’attendais le début d’un cours en pleurant devant la salle, le prof m’a vu, il m’a dit bonjour et il est parti.

Heureusement que j’ai eu des amis plus responsables et plus forts psychologiquement que des adultes sinon je ne serais plus là.

Voilà j’ai fait le tour. Je parlerai pas du supérieur parce que j’ai rapidement fait un burn out. Après toutes ces années j’ai grand besoin de repos (et parce que de toutes façons je n’attends plus rien de l’éducation)

Merci d’avoir lu, des bisous, et don’t stay in school kids

Temoignage 4

C’est très dur d’en parler, parce qu’il ya trop à dire. Pourtant j’ai du rédiger des centaines de brouillons, par écrits et dans ma tête, juste pour que tout soit parfait, pour que tout rende « bien » dans le final. Voila ou j’en suis : être honnête, être spontanée, ce n’est plus une évidence. On m’a gravé cette idée que je ne suis RIEN, que je ne sers à RIEN, que ce que je dis n’intéresse PAS et surtout que moi, qui ressent tellement, je ne pourrais JAMAIS être aimée pour moi-même. On m’a fait croire que je devais me travestir pour me montrer en public ; lisser mes bizarreries pour être acceptée. Je me suis démenée pendant neufs ans ; combat entre mon envie d’être moi et de m’assumer, et mon besoin maladif d’exister dans les yeux des autres.

Mais ces autres qui étaient des enfants, des ados , comme moi, suivaient des clichés, suivaient leur propres mal-être et problèmes, et nous nous sommes enfermés dans un cercle vicieux ou le harceleur est alimenté par le harcelé, car ma peur des autres m’avait rendue violente et méfiante, hargneuse. Donc évidement, avec un tel comportement j’attirais le rejet.

Le pire c’était la solitude, les fausses certitudes qu’on se construit et qui nous dénigrent, et cette peur constante sans événements particuliers. Je n’ai pas été battue, pas frappée. Juste un rejet physique et verbal, sourd et constant, et juste ça, ça a suffit à me démolir entièrement. J’étais presque mon propre bourreau tant je me rabaissai moi-même. Je me sentais tellement trahie, incomprise, dans une situation si injuste…

Il faut savoir que je suis hypersensible, chaque émotion c’est comme une vague qui m’emporte, et ça peut être merveilleux comme insupportable. A cette époque mes sentiments étaient mes pires ennemis. Si bien que pendant une courte période je les ai même perdus.

J’ai cru que mes amis m’ignoraient, me haïssaient, me laissaient tomber, que ma famille n’entendait pas mes cris mais en même temps je sabotais moi-même toutes mes relations par peur d’être blessée, je cachais tout à mes proches par peur de déranger. Je ne savais plus ce que j’étais, où je devais aller dans ce monde, si j’aurais jamais une place ou une vie, si tout ce merdier avait un putain de sens. Je ne savais pas qu’on pouvait être heureux sur de longues périodes, que je pouvais sourire, que je pouvais m’assumer, mon corps, ma personne, mes goûts, mes pensées, ma manière de parler.

Quand le divorce de mes parents à éclaté j’avais déjà décidé de quitter cette école qui me rendait malade, et j’ai eu la chance de découvrir un nouveau monde qui m’a sauvée et ou je me suis épanouie, qui m’a redonné gout à l’enseignement, à la vie. Le passage de l’un à l’autre à été difficile et ne s’est pas fait sans dommages collatéraux, mais je respire enfin. Pourtant, dans mes moments de blues, cette peur malsaine revient, ce vide et cette certitude que je ne pourrais jamais être aimée pour qui je suis reviennent…Puis ce divorce qui a fait de ma mère un spectre, où mes deux parents m’ont parlé de leurs idées de suicide (inabouties, heureusement, putain)…c’était pas vraiment un coup de main.

Découvrir ce site (merci Yéyé, je t’aime à jamais) c’était une chance de me retourner sur mon passé complexe et de le regarder en face, avec du recul. Rien n’est fini, tout n’est pas guéri, et je suis marquée…j’ai la rage et la haine de ce qui s’est passé, je me sens comme si on m’avait pris 9 ans de vie, et je ne sais toujours pas si ça m’a vraiment rendue plus forte ou si ça m’a affaibli. Mais j’ai la rage de vivre, de guérir et d’aller enfin bien, pour moi et JAMAIS pour les autres. J’essaie de m’assumer à 100%, 24heures sur 24, de m’aimer…c’est dur, mais c’est mon objectif. Et si je peux j’aimerais aider les autres.

Je suis tombée amoureuse du nom de ce site car il résume exactement le combat qu’on doit mener. Ce dire qu’on a été un loser….et alors ?

Stol

Bonjour, j’ai déjà témoigné sur cette page (que j’admire beaucoup) en 2015 mais je tenais à le refaire et pour cause : j’ai mûri depuis, j’ai pu prendre un certain recul quant aux événements que j’ai rencontré par le passé. Quand j’ai témoigné la première fois, j’étais dans une phase de dépression sévère et aujourd’hui je m’en suis sortie, c’est pourquoi je crois qu’il est sans doute “intéressant” que je m’exprime à nouveau sur le harcèlement que j’ai subi à l’école.

Moi, c’est “O”, j’aurai 21 ans en fin d’année. On m’a parfois soupçonnée de parler de mon harcèlement afin de « passer pour une victime »… mais ce n’est pas ce que je recherche. Je veux simplement montrer qu’on peut s’en sortir, et que de très belles choses peuvent arriver dans la vie, malgré ça, même si ça prend parfois du temps. Je vais témoigner sous forme de “questions / réponses” pour que vous puissiez peut-être mieux suivre mon histoire (préparez-vous : c’est très long).

Quand est-ce que ça a commencé pour toi ?

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu du mal à m’intégrer dans la cour de récré. Quand j’étais toute petite, j’avais un amoureux et ma cousine : c’est tout ! Ensuite, j’ai déménagé en cours d’année de CP : j’ai donc changé d’école. Je ne me souviens pas de tout, mais ma mère m’a reparlé du fait qu’on me lançait des cailloux, qu’on me prenait par les cheveux et qu’on me cognait sur le rebord des fenêtres… j’avais trois amis, des garçons, dont deux qui étaient aussi eux persécutés. Quand on me poursuivait en bande dans l’école pour me mettre une raclée, c’est eux (et en particulier un, Samuel, avec qui je suis toujours amie aujourd’hui) qui me soutenaient et me protégeaient. Ensuite, j’ai commencé à me faire des amies filles en CM1, quand elles ont emménagé ici à leur tour.

Au collège, ça a donné quoi ?

Comme beaucoup d’enfants de dix ou onze ans, j’avais très peur d’entrer au collège. Mais ce n’est pas mon année de 6ème qui s’est mal passée : j’ai continué à me faire des amis et j’ai même eu un amoureux. J’étais très discrète, effacée… et je ne comprend pas pourquoi l’attitude des gens à changée radicalement l’année suivante. Ce fut la pire de toute ma vie. Pourquoi ? En sixième, j’avais la réputation d’être très bonne dessinatrice et j’avais un admirateur qui m’a demandé si je voulais sortir avec lui. Je lui ai répondu non et ça ne lui a pas plu. Voilà ce qui s’est passé ensuite.

5ème

Ce garçon (que j’appellerai M.) avait un très bon ami qui malheureusement était dans ma classe (je vais le nommer B.). Ce fameux B. a commencé à m’insulter : « t’es moche », « t’es bête », etc. C’est vrai qu’en ce temps là je n’avais pas un physique avantageux : lunettes, cheveux courts, appareil dentaire… alors il en a profité. Ce même garçon a répandu une rumeur sur moi, un ragot que tout le monde a cru (ben oui, sinon c’est pas drôle) : « elle mange ses crottes de nez ». Evidemment, c’était complètement faux. Toujours est-il que cette fausse rumeur a fait rire tout le monde, même mes « amis ». En classe, lorsque je ne croisais pas les jambes quand j’étais assise sur ma chaise, j’avais le droit à des : « arrête d’ouvrir les cuisses, ça me donne des visions horribles et en plus ça sent la mer ! ». J’étais vraiment embarrassée. Il m’observait toute la journée et il passait le plus clair de son temps à m’humilier, c’était oppressant. À la maison, quand j’en parlais à mes parents, ils ne me prenaient pas vraiment au sérieux, mais ils ont finalement décidé de prendre rendez-vous avec ma professeur principale, qui leur a tout simplement dit « ses camarades la taquinent, ce n’est pas méchant. C’est une classe sympathique. » sympathique oui : entre eux. Mais pas avec moi. En sport, on me lançait des ballons dans la figure, on critiquait mes baskets : « t’as des chaussures de handicapée ! », etc. Mes camarades étaient tellement gentils avec moi que j’avais aussi droit à des « personne ne t’aime et ne t’aimera jamais. De toute façon, t’es tellement moche que tes parents non-plus t’aiment pas. », « tu fais peur », etc. Mon père et ma mère ont eu d’autres rendez-vous avec ma prof principale qui leur répétait sans cesse qu’il n’y avait aucun problème, que c’était dans ma tête et que tout irait mieux si j’allais voir un psy. Sauf qu’au collège, tout le monde le sait : les psy c’est pour les fous (c’est de l’ironie, bien sur) ! Et c’est par peur de passer pour une folle que j’ai refusé l’aide d’un professionnel.

Au cours de cette année de 5ème, j’ai également fait l’erreur de défendre une amie qui se faisait insulter par une fille (que j’appellerai J.). J’en ai payé les frais par la suite : un soir, dans le car, j’ai surpris cette même fille en train de parler à un de ses amis qui était assis dans la rangée de siège entre elle et moi : « Tu peux faire un truc pour moi ? » ensuite, elle lui a chuchoté quelque chose et il s’est exclamé : « quoi ?! Mais t’es malade, je peux pas faire ça ! T’as qu’à le faire toi-même ! » et je n’ai pas tardé à savoir de quoi ils parlaient : elle s’est assise à côté de son ami et a commencé à me battre avec une flûte à bec. En arrivant chez moi, j’ai vomi tant elle m’avait frappée fort et j’ai dormi toute la journée suivante.

Mon année de 4ème s’est très bien déroulée, sans encombres : je me suis parfaitement intégrée dans ma nouvelle classe. Mais ça a repris en troisième.

3ème

Dès le jour de la rentrée, les choses ont commencé à mal tourner. Je me suis retrouvée dans la même classe que M. En fin de matinée, j’étais dehors avec des amies en train de discuter quand soudain il est arrivé avec B. en disant « saluuut la mangeuse de crottes de nez ! Dis-moi, tu les préfères sèches ou gluantes ? Ça a un petit goût salé ? » c’était insupportable. Ils sont restés là jusqu’à ce que je trouve un surveillant à qui en parler… oui, dès le premier jour. On m’a dit de simplement les ignorer et c’est ce que j’ai fait. Mais tous les jours, ça reprenait. Une fois, j’attendais dans un rang avec les autres élèves et ils sont arrivés tous les deux en me chantant une chanson qu’ils avaient parodié en “mon honneur” (sympa, hein…) : « papa maman les gars désolé, mais je mange toujours mes crottes de nez ». C’était à la fois pitoyable et humiliant car ces garçons étaient populaires et ils savaient parfaitement comment attirer l’attention. Et moi j’étais plantée là, devant eux, bras croisés à les fixer du regard en essayant de donner l’impression que je les méprisais, que j’avais le contrôle sur la situation, mais j’étais en réalité brisée car beaucoup de gens assistaient à la scène et trouvaient ça drôle. Dans ma classe, il y avait un certain R. qui faisait aussi beaucoup parler de lui car il était aussi vulgaire et irrespectueux que M. et B. R. s’est mis à me donner des surnoms débiles rapport à mon nom de famille. Alors, un jour j’en ai eu assez. Ça s’est passé dans une salle de classe : je l’ai pris par le sweat-shirt, je l’ai plaqué contre une table et j’ai sorti ma règle flexible de mon sac. Je me suis mise à le frapper sans retenue jusqu’à ce qu’il soit rouge. Et ça l’a plutôt calmé car il m’a TOUJOURS laissée tranquille après ça.

J’ai par la suite eu un petit ami. Nous n’étions pas dans le même collège, mais nos deux établissements organisaient des rencontres ensemble, notamment pour un voyage scolaire en Allemagne (c’est comme ça que je l’ai connu). Malheureusement, j’ai là aussi reçu de nombreuses critiques. Les gens ne comprenaient pas que je puisse être en couple, aimée de quelqu’un… « oh, après tout : un gros et une moche… ça va pas si mal ensemble », disaient-ils. Cette pitoyable année a débouché sur un redoublement, heureusement j’ai quand même eu mon brevet. Les critiques des autres élèves ont également eu raison de mon couple : je déprimais trop et mon copain de l’époque n’a pas supporté cette situation.

3ème (deuxième année)

J’ai rencontré cette année là, ceux qui sont aujourd’hui mes meilleurs amis : Corentin et Océane qui eux aussi ont été victime de harcèlement par rapport à leur physique. Depuis, nous sommes inséparables. Pourtant un jour, je me suis de nouveau retrouvée « seule » confrontée à cette J., la fille dont je vous parlait tout à l’heure. En effet, le collège a de nouveau organisé un échange franco-allemand et je suis tombée amoureuse d’un correspondant durant cette période (je vais le nommer H.). Nous étions très proches lui et moi et ça n’a pas plu à J. car elle avait elle aussi le béguin pour lui. Ma professeur d’allemand avait convenu qu’on réserverait la pizzeria du coin pour toute la classe ainsi que nos partenaires d’échange. Avant cette petite fête, moi et mes amis avons décidé de nous rendre au stade, là où la plupart des élèves étaient rassemblés. J. est arrivée en courant vers moi : « qu’est-ce que tu fous là morue ? » je lui ai alors répondu gentiment « t’énerves pas, je viens juste voir H. » elle a renchérit « ouais il est là mais tu vois bien qu’il est occupé, nan ? Vas-y, casse-toi de toute façon il t’aime pas ! » « du calme, je voulais juste lui dire un truc ! » et là elle s’est emportée : « nan mais je crois que t’as pas compris là ! Casse-toi avec ta sale bosche ! Et puis t’es pas invitée à la soirée, dégage ! ». C’est ce que j’ai fait. Je suis partie et je me suis mise à pleurer. Elle est retournée à ses occupations, jusqu’à ce qu’elle me rejoigne deux minutes plus tard avec une vingtaine de personnes. Elle et deux ou trois autres filles ont couru jusqu’à moi « tu vas où comme ça ? » et je ne leur ait pas répondu. J’ai essayé de tourner sur la droite mais une m’a barrée la route alors je suis partie sur la gauche. L’une d’elle a dit « tu vas par là ? Oh ! Moi aussi ! ». Je marchais très vite. Ma correspondante me suivait et ne semblait pas tout comprendre de ce en train de se passer. « Eh on t’a posé une question tout à l’heure je crois, nan ? Tu vas où comme ça ?! » la seule chose qui me rassurait était que je me rapprochais du bourg et par chance : il y avait une fête ce jour là donc : du monde dans la rue. Elles continuaient derrière moi « je vais la baffer, putain, je vais la baffer ! » parce que je ne leur répondait pas. « On va te tabasser ! » « Je vais te péter la gueule, salope ! ». J. m’a crachée dessus. Heureusement, j’ai rapidement pu me réfugier dans un bureau de tabac. Les propriétaires se sont tout de suite inquiétés en me voyant complètement tétanisée et décomposée. Ils m’ont proposé d’appeler mes parents qui sont ensuite arrivés. Ils ont retrouvé le groupe, et ont interpellé J. devant tout le monde. Elle n’a pas hésité à envoyer promener mon père. Elle avait beau dire que rien de ce que je décrivais ne s’était passé, ma meilleure amie était là, elle avait tout vu et elle a confirmé mes dires. Les semaines ont passé et ça a continué. Mes parents ont parlé avec ceux de J. qui se sont plein de moi comme étant quelqu’un d’odieux avec leur fille (je n’insulte jamais sauf si j’ai à me défendre et encore : je prend généralement la fuite) : « il va falloir arrêter de lui dire toutes ces méchancetés car elle n’en peux plus, la pauvre. » cette fille avait été menacée d’exclusion de nombreuses fois pour non-respect envers un professeur. Moi, je n’avais jamais eu ce genre problème. Heureusement, en seconde, tout s’est très bien passé et je me suis fait de nouveaux amis, en plus d’avoir gardé ceux du collège. J’ai même revu mon camarade de 3ème, R. qui m’a dit le jour de la rentrée « c’est toi ? Ce que tu as changé, t’es super belle maintenant ! ».

Première

Je me suis mise en couple avec un garçon (P.) cette année là, ça a duré trois mois. Je n’allais pas très bien, j’avais besoin de quelqu’un qui soit proche de moi, d’écoute, et je dois avouer qu’une relation amoureuse me faisait rêver. Je suis sortie avec lui mais nous n’avions rien en commun. On passait simplement notre temps à nous embrasser et ça m’a valu beaucoup de moqueries (je comprend complètement : c’était vraiment ridicule). Un jour, je me suis un peu plus isolée avec lui. De suite, les rumeurs sont parties dans tous les sens… on me traitait de « salope » dans les couloirs, etc. On a fini par rompre. Les ragots ne se sont pas complètement arrêtés mais on a fini par me laisser un peu plus tranquille, surtout à partir du moment où, la même année, je suis sortie avec Y., un garçon qui avait fini le lycée un an plus tôt. Autrefois, il faisait partie des élèves les plus populaires alors les mœurs des gens ont changé radicalement : « elle sort avec un mec cool : elle est sans doute cool, elle aussi ».

Terminale

L’année commence très mal puisque mon couple bat de l’aile et ma santé mentale aussi. Je me sentais coupable de ne pas pouvoir tout bien faire fonctionner entre moi et Y. Un jour, en septembre, mon prof de philo s’est moqué d’un jeune homme qui s’est suicidé car il était très amoureux de la fille qui venait de le larguer. Il a dit : « vous voyez, enfin… c’est ridicule. Mourir par amour pour quelqu’un qui en plus ne vous aime plus… ». Cette phrase a retenti dans ma tête. Je me suis tout de suite sentie concernée et j’ai fait une crise d’angoisse. Je ne savais pas ce que c’était. Puis j’en ai fait tous les jours, pendant, puis en dehors des cours de philosophie. S’il y a une chose qui n’a pas arrangé mon état, c’est d’apprendre par mon meilleur ami que « Monsieur K. a dit à notre classe qu’en classe Littéraire, il y avait une fille de petite nature qui avait fait une crise d’angoisse pour des broutilles ». Ça m’a mise profondément en colère. J’ai fini par ne plus assister aux cours de philosophie : je séchais en me rendant à l’amphithéâtre avec des amis pour chanter. Le jour où les surveillants me sont tombés dessus, je leur ait expliqué la situation. Ils ont hésité à me dispenser de cours de philo mais mon état de santé se détériorant toujours davantage, ils m’ont finalement autorisée à sortir ou rentrer chez moi quand bon me semblait pourvu que je les prévienne et que je sois entourée. Entre temps, mon petit ami m’a quittée. Ce fut la descente aux enfers : je l’aimais comme jamais je n’avais aimé personne. Et plus les jours passaient et plus il m’était difficile de franchir la grille du lycée. J’ai débuté une phobie scolaire et multiplié les tentatives de suicide, ce qui m’a menée à l’hôpital, dans un centre spécialisé où j’ai rencontré beaucoup de gens de mon âge souffrant de la même chose ou de troubles différents (problèmes d’addictions, victimes de viol, hyperactivité et victimes de harcèlement scolaire). Je me suis fait aider par différents psychiatres et psychologues et je continue encore aujourd’hui à voir un spécialiste. Malgré toutes ces embûches et seulement quatre mois passés au lycée, je suis parvenue à obtenir mon bac, du premier coup.

Post Bac

La non-plus, ça n’a pas été tout rose : ma dépression s’est étendue sur un an, voire un an et demi et il a donc été très difficile pour moi d’assumer une année de Mise à Niveau en Arts Appliqués (MANAA), qui demande une assiduité accrue et une bonne résistance à la pression. Ayant été exclue de l’école car “trop fragile moralement”, je passe aujourd’hui du temps chez moi et avec mes grands parents (depuis juin 2016) en attendant la rentrée 2017. Entre temps, au début de l’année 2015, sur internet, j’ai rencontré mon copain (Baptiste), avec qui je suis depuis plus de deux ans maintenant. Lui aussi a vécu une période difficile, non pas à cause de harcèlement, mais il a passé quelques semaines dans le même établissement spécialisé que moi (on habite à “seulement” 50 km l’un de l’autre) ! Ce centre commence à gagner en popularité (quatre personnes que je connais y ont été orientées). Baptiste et moi prévoyons aujourd’hui de nous installer tous les deux et de faire notre vie ensemble. Une bonne revanche par rapport à mon vécu !

Mes conseils

N’ayez pas honte de vous faire aider par un spécialiste : cela ne veut ni dire que vous êtes fou, ni que vous êtes obligatoirement malade. Cela vous aidera à prendre du recul par rapport aux agressions auxquelles vous êtes confronté : on vous conseillera sur la façon de vous comporter face à vos harceleurs, on vous aidera à vous défendre. Je pense, personnellement, que si j’avais osé parler plus tôt de ce que je subissais à l’école, je ne serai peut-être pas tombée aussi bas plusieurs années plus tard. Mais il n’est jamais trop tard pour consulter, ça fait beaucoup de bien de parler à quelqu’un qui prête une oreille attentive et analyse avec vous votre vécu.

N’ayez pas peur de regarder derrière-vous : cela vous aidera à constater le chemin que vous avez parcouru ! Exemple : certains camarades me répétaient sans cesse que j’étais idiote, mais j’ai eu mon bac là où certains de mes harceleurs se sont arrêtés au brevet. Ce genre de petites “victoires” fait vraiment chaud au cœur !

Quand j’étais dans le centre spécialisé, alors que j’avais perdu toute confiance en moi, on m’a donné des exercices simples à faire pour que je me rende compte de mes qualités :

Écrire sur un bout de papier tout ce que je sais faire

Écrire sur ce même bout de papier ce que je veux faire dans l’immédiat ou plus tard (ex : faire un gâteau, aller à la mer, etc.)

Faire une liste de tout ce qui me rend heureuse

Énumérer ce qui s’est bien passé dans ma journée et ce qui s’est moins bien déroulé (vous serez peut-être surpris de voir combien le positif est plus présent que le négatif contrairement à ce que vous vous persuadez dans votre tête!)

Voilà, je sais que ce texte est très long, j’ai pourtant raccourci les choses, autant que j’ai pu. J’espère que j’aurai contribué à aider d’autres personnes en détresse, ou bien que certain(e)s se seront reconnus à travers mon récit. Dans tous les cas, merci de m’avoir lue.

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