Victime De Harcèlement Scolaire dès 9 ans

J’avais 9 ans quand tout a commencé, j’ai du aller donner un papier a ma maitresse a la fin de l’école et du coup j’ai pris un peu de retard sur ma mère et mon petit frère qui avaient déjà commencé a traverser la route. Je courais donc pour les rattraper et une voiture m’est passé dessus.

Harcelement scolaire dès l’ecole

J’ai eu une fracture ouverte avec une brûlure au second degré. Des suites de cet accident j’ai été en fauteuil roulant pendant presque un an et j’ai faillit perdre ma jambe a cause d’une infection, or a l’école en fauteuil roulant t’es pas la star. J’ai eu de gros soucis avec les autres élèves du a ça, car les profs devaient beaucoup s’occuper de moi, j’étais l’handicapé, on m’appelait aussi “la patte folle”. Donc toute l’année de mes 9 ans et une partie de l’année d’après j’étais cette fille qui restait dans son fauteuil le plus loin possible des autres. Avant ça je faisait beaucoup de sport, autant vous dire que j’ai très vite finis en surpoids, ce que l’on m’a vite reproché au collège. La petite grosse qu’ils disaient. J’essayait sans cesse de me faire acceptée, ce qui faisait de moi une fille lourde. A partir de la 4eme j’ai commencé a m’en foutre royalement, ce qui leur a déplut, ils avaient plus personne de qui se moquer. Donc ils sont passé a plus fort, des menaces de morts, des “ fout toi en l’air t’facons tu manquera a personne grosse vache.” J’en ai parlé un nombre de fois incalculables a mon Cpe et mes profs, qui n’ont JAMAIS rien fait. Il a fallut une première tentative de suicide pour les faire réagir. Chose qui n’a pas beaucoup fonctionné puisque quand je suis revenu, j’ai eu le droit a des “t’aurais mieux fait de pas te louper bonne a rien.”. Ma seconde tentative a été en troisième. Même résultat. Mon estime de moi au plus bas, et mon envie de vivre aussi. On m’a promis qu’au lycée les choses allaient changé, j’y au cru. Quand je suis arrivée tout allait bien. Mais un problème de santé, une tumeur au cerveau, tout c’est enchaîné très vite, la chimio, la perte des cheveux, le moral qui chute en flèche. Peu de gens m’ont soutenu, mais les moqueries dans des moments comme ça sont encore plus durs, quand les médecins ne nous laissent que 3 mois de vie.
Aujourd’hui, je suis a mon neuvième mois de rémission. J’ai des cheveux. Des amis, et surtout une famille qui sera toujours la pour moi.

Sachez que chacun de vos mots, même les plus faibles marquent, et font mal.